mercredi 30 novembre 2011

À propos de ma chronique de jeudi

Ceux qui liront ma chronique, ce jeudi, seront intéressés par ces special features que j'ajoute à mon blogue, pour reprendre l'expression consacrée dans les coffrets de DVD.

Il s'agit d'extraits de textes parus dans le Canada Français du 22 juillet 1992. Ça ne fait pas si longtemps. Vingt ans. Les marchands qui survivent dans le Vieux sont les mêmes, ou à peu près, que ceux de cette époque. Ces extraits appuient clairement mon propos. À titre d'exemple, Lise Dallaire-Durocher, alors conseillère municipale, saluait la diminution de la circulation sur Champlain. Vingt ans plus tard, on veut faire de Champlain une voie de contournement à Richelieu. Défaire pour refaire? Rien de moins.

QUI NE SE SOUVIENT PAS DE L'HISTOIRE...

Avec les taxes des citoyens, on avait fait faire des études qui avaient démontré qu'on devait favoriser la circulation de transit sur les artères commerciales pour assurer la survie des marchands.

Notez surtout la clairvoyance de l'éditorial de Renel Bouchard, que je reproduis ici. Il rappelle d'abord qu'on refait ce qui avait été défait vingt ans auparavant. Vingt ans après cet édito, on redéfait ce qui avait été fait en 1992.

Ensuite, il fait remarquer que certains "ajustements" causent des désagréments. Avec le temps, ces désagréments se sont corrigés comme, entre autres, les virages à gauche. Avec la nouvelle étude que la Ville s'est payée, on aura affaire encore à ce genre d'étude sur la circulation, car cette refonte d'habitudes ne se fera pas sans heurts. N'a-t-on pas mieux à faire?

Enfin, Renel Bouchard faisait remarquer qu'en évinçant la circulation de la rue du Quai, on s'attendait à une baisse de clientèle sur la rue du bord de l'eau. En effet, la tentative de rendre cette artère presque piétonnière a tué ladite rue. Les penseurs de la circulation qui ont accouché de la nouvelle refonte promettent maintenant le même traitement à Richelieu, qu'on veut faire passer d'artère commerciale traditionnelle à rue festive. La belle affaire!


...EST CONDAMNÉ À LA RÉPÉTER

Bref, ma réflexion, diront les partisans du plan 2011, est négative. Les détracteurs de ce plans l'applaudiront. Moi, entre les deux, je dis qu'on oublie encore le passé, qu'on ne s'attaque pas aux bonnes cibles et que, une fois de plus, on joue au poker avec le Vieux en plongeant à pleines mains dans les goussets des citoyens.



1 commentaires:

Jean-François a dit…

En pouvant finalement tourner à gauche rendu sur Jacques-Cartier, l'hotel de ville deviendra le seul attraction du Vieux-Saint-Jean !